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    Le Best Of 1 et les pros

    Vu du prisme de la compétition, le BO1 dans sa forme bête et méchante est loin de faire l’unanimité. Trop sujet aux retournements de situation, imprévisible… nous avons demandé à quelques joueurs pros ce qu’ils en pensaient.

    Après notre article “BO1 partout, BO5 nulle part”, nous continuons notre croisade en faveur de ce format qui semble peu apprécié en allant voir les pros.

    Ilyes “Stephano” Satouri, joueur de StarCraft 2, juge impossible de déterminer qui est le meilleur joueur en une seule partie du RTS de Blizzard. “La carte joue un rôle important, poursuit le joueur Zerg, tandis que certaines stratégies ne sont viables que lorsqu’elles surprennent.” C’est ce qu’on appelle communément le “cheese” : employer une stratégie bien précise pour déstabiliser rapidement l’adversaire. Cela ne donne pas droit à l’erreur, sans quoi la défaite est inévitable.

    Le Proxy, une stratégie à double tranchant qui consiste à produire ses unités au plus près de la base adverse.

    “Le BO1 a été un fléau sur SC2. Heureusement il n’est plus utilisé depuis quelques années. Je ne pourrais pas parler des autres jeux, mais en général, si le sort d’une partie peut être fixé dès les premières minutes, l’usage du BO1 n’a pas de sens”, conclut Stephano.

    Polymorphe

    Amaury “Moopz” Minguerche, support de l’équipe League of Legends LDLC, est plus nuancé : “Je pense que le BO1 devrait seulement être présent dans les tournois où il y a un loser bracket, comme à la Lyon E-Sport.” C’est d’ailleurs dans le tournoi pro de la LES que LDLC a sorti du winner-bracket le PSG Esports. En dehors de ce format, Moopz rejoint Stephano : “Le BO1 encourage le cheese et je ne pense pas que ce soit bon pour la compétition.”

    byali, membre des Virtus.pro, aux IEM Katowice. Le BO1 en groupstage aura été fatale aux Polonais. Photo : HLTV.org
    byali, membre des Virtus.pro, aux IEM Katowice. Le groupstage en BO1 aura été fatal aux Polonais. Photo : HLTV.org

    Le BO1 peut donc s’utiliser sous plusieurs formes. Le format All Kill employé dans la coupe de France de Street Fighter V ou aux Nations Wars en est un bon exemple. Chaque compétiteur donne le meilleur de lui même en une manche. Le perdant laisse sa place à un coéquipier, et ainsi de suite. La ronde suisse que l’on a pu voir à l’ELEAGUE Major en est un autre exemple.

    Malgré tout, le BO1 reste peu aimé des joueurs pros. Nous laisserons d’ailleurs le mot de la fin à Christopher « GeT_RiGhT » Alesund, capitaine de l’équipe CS:GO des Ninjas in Pyjamas :

    It sucks.

    Merci GeT_RiGhT pour ton témoignage !

    Bannière : Stephano, vainqueur aux WCS Europe 2012. Photo : Helena Kristiansson – DreamHack

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