Médias | Canal esport club
Les réseaux sociaux
  • Oops! Aucun résultat

    L’esport aux JO ? Oui, mais pas les jeux « violents »

    Dans une interview, le président du Comité international olympique s’est déclaré plutôt favorable à l’entrée de l’esport aux Jeux olympiques. Mais pour lui, pas question d’y inclure les “jeux violents”.

    C’est dans un entretien accordé au South China Morning Post que Thomas Bach, président du CIO, a exprimé ce point de vue.

    Nous voulons promouvoir la tolérance, la non-violence et la paix entre les peuples. Ces valeurs ne sont pas en accord avec les jeux vidéo trop violents où l’on retrouve des explosions, des tueries. C’est là que nous devons poser des limites.

    La violence dans les jeux vidéo, qu’ils soient compétitifs ou non, est un marronnier persistant depuis quelques années. En outre, de nombreux médias sont aujourd’hui frileux de diffuser des compétitions de jeux comme Counter-Strike, car leur univers est trop connoté (terroristes, bombes qui explosent, sang apparent…).

    C’est sûr que si on remplace les couteaux par des truites et les AK-47 par des saumons dans CS:GO, ça va finir par passer à la télé ! Crédit : Game Modding

    Une frontière floue

    Mais il pourrait être difficile d’établir une limite claire. Si la plupart des jeux de tir à la première personne comportent des éléments sensibles, que dire d’Overwatch ? Le FPS de Blizzard ne contient pas la moindre goutte de sang, et son univers cartoon a clairement été pensé pour rassurer les parents inquiets des jeunes joueurs (comme en témoigne sa classification PEGI-12).

    Et quid des Dota 2, des League of Legends ? Une explosion générée par Ziggs peut-elle être mal interprétée ? Singed peut-il être considéré comme un dealer d’armes bactériologiques ? Ce qui est certain, c’est que les éditeurs de jeux ont tout intérêt à lisser leurs produits le plus possible afin de ne pas faire trop de vagues. Et si cela rendra sûrement leurs titres plus attrayants pour le grand public, il y a toujours un (fort) risque de se retrouver avec une ribambelle de jeux convenus et sans saveur.

    Ziggs, un caractère trop explosif pour l’esprit olympique ? Crédit : League of Legends

    Le sport, c’est la santé

    Pour les jeux de simulation sportive en revanche, aucun problème. Leur nature-même en fait des candidats idéaux pour un premier essai sous les anneaux olympiques. Thomas Bach soulève également un point intéressant :

    Il faut que cette pratique soit encadrée, que ces athlètes qui jouent à des jeux vidéo sportifs ne soient pas dopés. Il faut aussi instaurer des règles techniques précises.

    Sur ce plan, de réels problèmes se posent déjà dans l’esport. Pendant les compétitions, certains joueurs professionnels de Call of Duty consommeraient ainsi de l’Adderall, une drogue qui facilite la concentration. Les contrôles anti-dopage étant délicats à mettre en place, il est difficile de réguler ce genre de pratique aujourd’hui.

    Pour rappel, l’esport sera une discipline officielle aux jeux asiatiques de 2022. De son côté, Tony Estanguet, co-président du comité de candidature de Paris 2024, s’est déclaré “ouvert au phénomène”. Reste donc à savoir si nous y verrons autre chose que des jeux de sport.

    Bannière : le stade des Worlds de League of Legends 2014 en Corée du Sud – Crédits : Riot Games.

    À la une

    Ne rien manquer de l'actualité ESport

    Best Moves

    Par amour du beau jeu !

    Utilisation des cookies

    Découvrez comment fonctionnent les cookies et comment changer vos paramètres. Si vous continuez à utiliser notre site sans changer vos paramètres, vous consentez à l’utilisation de cookies sur notre site.